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La capitale des commerçantsCotonou, c’est le commerce.
Cotonou abrite l'un des plus grands marchés en plein air de l'Afrique de l'Ouest : le marché Dantokpa qui est situé sur le boulevard saint Michel. On peut y acheter tous genres d'articles, des tissus africains multicolores, aux chaussures en cuir fabriquées à la main, des objets d'art sculptés sur bois, des articles ménagers et des produits alimentaires. Comme partout ailleurs au Bénin, les prix ne sont pas fixes, vous pouvez donc marchander avant d'acheter.
Ici, comme partout dans le pays, les cotonois redoutables commerçants auxquels il est difficile de résister font preuve d'une gentillesse qui fait partie de leur culture et que l'on aimerait rencontrer plus souvent.
Cotonou, c'est aussi le port où les porte-conteneurs et les bateaux de dragage se côtoient.
L'économie locale tourne principalement autour du port autonome de Cotonou qui est l’un des grands ports de la région. Il commerce régulièrement avec l'Europe, l'Amérique du Nord et du sud. 90 % des échanges commerciaux du Bénin se font par voie maritime et donc largement par le port autonome de Cotonou.
Cotonou est ce que l'on appelle une "ville entrepôt", permettant l'échange avec les pays africains de l'hinterland (intérieur des terres : Mali, Burkina Faso, Niger…), il existe même à l'intérieur du port, une zone franche à la disposition des pays sahéliens enclavés. Cependant, la ville pâtit de la corruption et des trafics illégaux principalement avec le Nigéria voisin.

La Vie Nocturne, le plaisir des sens
Quel que soit le jour de la semaine, vous trouverez toujours une grande gamme de divertissements à Cotonou. Le Karaoke est très fréquenté au Bénin et se compte parmi les meilleurs endroits de la place. Il y a également le Bénin Marina Hôtel (ex Sheraton), où il y a un Bar piano, un bar complet, une piste de danse aussi bien qu'une salle de jeux de hasard.
Si vous aimez danser, vous pouvez le faire jusqu'à l'aube au Cristal Palace Bar Chez Alex à Jonquet, au KS à l'Hôtel du Port, au New York Sorrento (à côté du Centre Artisanal) et au Club V.I.P.. Tous ces Clubs et beaucoup d'autres jouent des rythmes allant du techno au Zouk et constituent de grands lieux de rencontres des jeunes béninoises et béninois et des autres jeunes touristes.
Le "Jazz Club So What !" renferme certains des musiciens béninois les plus doués. Si vous avez envie d'écouter ou de danser au rythme de la musique vivante, ce club offre une meilleure ambiance pour ces deux préoccupations. Tous les deux mois, un chanteur ou un groupe musical consacré de l'Afrique de l'Ouest donne un concert dans l'une des salles de spectacles de la ville (Palais de Congrès, Centre International des Conférences, etc.). Si vous avez la chance d'être présent au moment où se tient un spectacle, profitez de cette occasion et allez-y car c'est une grande opportunité pour savourer la musique vivante accompagnée d'un auditoire local.
Le culte traditionnel
Aujourd'hui, la pratique de la religion traditionnelle connue sous le nom de Vodoun reste forte et constitue l'une des principales raisons pour lesquelles les visiteurs viennent au Bénin. Même si Ouidah semble être la destination souhaitée par les touristes, il n’en demeure pas mois qu’on assiste à Cotonou à de très fréquentes manifestations ainsi qu'à des démonstrations périodiques de danses et de chants d'une grande valeur touristique.
Attachante et émouvante, ensorcelante et captivante, Cotonou s'endort. Seul, comme une dernière salve d'applaudissements, le bruit des « zemidjans » trouble légèrement le profond silence de la nuit. La scène et la salle se vident. Les places et les rues sont désertées. Cotonou retrouve sa sérénité nocturne...
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Une ville noyée dans la pollutionLe voyageur qui débarque pour la première fois à Cotonou, capitale économique et principal port du Bénin, est forcément frappé par le phénomène. Au fur et à mesure qu’il s’approche de la ville, il aperçoit, à l’horizon, un épais nuage de fumée grisâtre. Arrivé dans la ville, il voit grouiller autour de lui, par centaines, les responsables de cette " nuée " : des jeunes hommes vêtus de blouses jaunes et les visages couverts par des mouchoirs, improbables masques à gaz censés les protéger des agressions d’un environnement particulièrement malsain.
Eux, ce sont les motos-taxis, autrement appelés " zémidjan " - " prends-moi vite " en langue fon, le principal dialecte béninois. Emblèmes de la principale métropole de ce petit pays ouest-africain, et de son dynamisme enfiévré, ils sont aussi le symbole du degré incroyable de pollution dans la ville, un des plus élevés de la côte ouest-africaine. Généralement déposées sur des tables de fortune, aux recoins des grands carrefours, les bouteilles et dames-jeannes d’essence " kpayo ", le carburant frelaté et bon marché venu du gigantesque Nigeria voisin, qu’utilise la grande majorité des motocyclistes et automobilistes locaux, illustrent également cette plaie environnementale.
Le désastre environnemental de la ville de Cotonou illustre de manière particulièrement frappante la grande difficulté qu’ont les cités africaines à négocier leur urbanisation tout en préservant la qualité du cadre de vie, à concilier productivisme et préoccupations écologiques, dans un cadre économique souvent marqué par la morosité et le manque.
· Cotonou, la majorité des voitures qui débarquent au port sont des " France au revoir ", particulièrement polluantes, qui ont déjà achevé des vies bien remplies dans l’Hexagone, mais dont les prix bas attirent une clientèle démunie qui n’a pas le choix. " Une analyse du parc automobile immatriculé dans la ville de Cotonou indique que l’âge de la majorité des véhicules est supérieur à dix ans, avec une moyenne d’environ 12,5 ans ", affirme l’étude publiée par le ministère béninois. Par ailleurs, les phénomènes conjoints des " zémidjans " et de l’essence frelatée datent de la grande crise de la fin des années quatre-vingt et du début des années quatre-vingt-dix, qui ont marqué la fin de l’État providence - au Bénin, le modèle étatiste socialiste en vigueur était alors à bout de souffle - et le début des " cures " d’ajustement structurel, notamment caractérisées par des crises scolaires à répétition. Obligé de vivre d’expédients, l’État béninois a quelque peu négligé la préservation de l’environnement. Négligeant notamment de se doter d’un système de transports en commun efficace, qui limiterait le phénomène des " zémidjan ", qu’il faudrait alors reconvertir. L’émission journalière de gaz carbonique est de 83 tonnes.
Le réveil a été brutal. Les conséquences actuelles de la pollution de Cotonou sont tout simplement effrayantes. " Une analyse spécifique des données hospitalières montre clairement que la pollution de l’air à Cotonou est responsable d’une fréquence importante des infections respiratoires aiguës. De plus, la concentration de plomb dans l’air étant nettement supérieure aux normes, on peut supposer qu’un certain nombre de symptômes neurologiques doit se développer, principalement chez les enfants. Le coût de ces affections respiratoires a été évalué de manière analytique à un total d’environ 600 millions de francs CFA (1 euro = 655,7 francs CFA). Sur la base d’études similaires, on peut situer le coût global du saturnisme pour la ville à environ 20 milliards de francs CFA. Le coût de la pollution de l’air à Cotonou atteint donc environ 1,2 % du produit intérieur brut de l’ensemble du pays ", révèle l’étude. " Notre taux de benzène est cinq à dix fois le niveau des pays européens ! Le benzène, à cause de ses effets sur le sang, peut entraîner des cancers du sang ", renchérit le professeur Benjamin Fayomi, spécialiste des maladies du travail.
Face à ces périls, le gouvernement béninois a adopté une loi-cadre sur l’environnement, qui édicte, entre autres principes, celui du " pollueur-payeur ". Sensibilisation, formation des garagistes aux techniques de limitation de la pollution, limitation à dix ans - " encore trop peu ", estime Théophile Worou, du ministère de l’Environnement - de l’âge des véhicules importés, multiplication des amendes. Les mesures se sont multipliées ces dernières années. Mais l’on n’a guère ressenti d’inflexion réelle quant à la vision du développement, que du reste ni le Bénin ni l’Afrique ne peuvent impulser tous seuls.
L’autre problème environnemental qui menace le Bénin est celui de l’érosion côtière et de l’avancée de la mer. Chaque année, une bonne partie des populations de Cotonou, de Sèmè- Kpodji (situé à l’Est de Cotonou), de Grand-Popo et des environs se voit obligée d’abandonner sa zone d’habitation pour cause d’envahissement par les eaux marines.
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